Le drone qui dépose un repas sur le pas de la porte se rapproche un peu plus. Le 29 juillet 2026, DoorDash, le géant américain de la livraison, a annoncé le lancement de DoorDash Air, son propre service de livraison par drone, après avoir obtenu une certification clé de l'aviation civile américaine.

Un service de drones conçu en interne

DoorDash a décroché la certification Part 135 de la FAA, l'agence fédérale de l'aviation. Ce sésame, obtenu au terme d'une évaluation en cinq étapes portant sur la navigabilité des appareils, la maintenance et la sécurité, autorise l'entreprise à faire voler ses drones hors de la vue directe d'un opérateur. DoorDash devient ainsi le huitième acteur à recevoir ce feu vert, aux côtés de Wing, de Prime Air d'Amazon ou de Flytrex.

Fait notable, l'appareil n'a pas été sous-traité. Il a été conçu et construit par DoorDash Labs, l'équipe robotique et autonomie de l'entreprise, la même qui a mis au point le robot de trottoir Dot. Les drones sont présentés comme dessinés et assemblés aux États-Unis, avec une majorité de composants d'origine américaine.

Une IA qui choisit le mode de livraison

Le drone n'est qu'une brique d'un ensemble plus large. Au coeur du dispositif, DoorDash place une plateforme de livraison autonome, un logiciel qui décide en temps réel, commande par commande, du moyen le plus efficace pour l'acheminer. Selon la distance, le contenu ou l'adresse, il peut confier la course à un livreur humain, au robot Dot ou à un drone.

Nous voulons que la livraison par drone fonctionne pour n'importe quel commerçant, n'importe où.

La formule est signée Harrison Shih, responsable de DoorDash Air. Sur ses sites pilotes, l'entreprise dit avoir vu le volume de commandes grimper d'environ 30 pour cent, un gain maintenu sur neuf semaines. En 2025, le temps de livraison moyen par drone tournait autour de 25 minutes.

Pas encore de colis dans les airs

Une précision s'impose. Malgré cette certification, DoorDash n'a pas encore commencé à livrer par drone. La FAA doit encore examiner et approuver les appareils eux-mêmes et le détail des opérations prévues, avec les tests et validations que cela suppose.

Reste la question qui accompagne chaque avancée de ce type : la place des livreurs. En intégrant drones et robots dans la même plateforme que ses coursiers, DoorDash présente ces machines comme un complément qui s'ajoute aux humains selon les commandes, et non comme leur remplacement immédiat. La suite dira si l'équilibre tient une fois les drones réellement en vol.