Créer un jeu vidéo sans écrire une ligne de code, juste en le racontant : c'est la promesse de Build, le nouvel outil de Roblox. La plateforme, qui compte des dizaines de millions de joueurs quotidiens, en a lancé le test public. Elle place ainsi la création assistée par IA non plus sur un PC de développeur, mais directement dans une application mobile, à portée de tous ses jeunes utilisateurs.

Décrire un jeu, l'IA le construit

Le principe est simple. On tape une phrase, par exemple créons un jeu d'aventure paisible dans une forêt dense, et l'outil génère une première version jouable. À partir de là, l'utilisateur retouche, ajuste et partage sa création avec ses amis. Build s'appuie sur tout un éventail de modèles d'IA, à la fois ouverts et développés en interne par Roblox, pour gérer les mécaniques de jeu, le décor, les personnages, le style visuel et le son.

D'abord la Nouvelle-Zélande, sur iPhone et iPad

Roblox avance prudemment. L'outil ouvre en test public dans un seul pays, la Nouvelle-Zélande, avant un déploiement progressif dans d'autres régions au cours des prochains mois. Aucune autre date n'est confirmée pour l'instant. Build se présente comme un onglet dédié dans l'application mobile, réservé pour l'heure à l'iPhone et à l'iPad. La version de base est gratuite.

Un cadre pensé pour les mineurs

Le public de Roblox étant très jeune, l'entreprise encadre l'accès. La création est ouverte aux personnes de neuf ans et plus qui ont vérifié leur âge. Et un jeu fabriqué avec Build ne devient pas public automatiquement : il doit d'abord passer un contrôle de sécurité. S'il est validé, il devient jouable dans le monde entier, mais uniquement par les personnes de seize ans et plus à l'âge vérifié. Une manière d'ouvrir la création au plus grand nombre tout en gardant un filtre sur ce qui circule.

Ce que ça change

Roblox a bâti son succès sur une idée : ce sont les joueurs qui fabriquent les jeux. Jusqu'ici, cela demandait quand même de manier un éditeur assez technique. En laissant décrire un jeu en langage courant depuis un téléphone, la plateforme abaisse encore la barrière et vise clairement les adolescents qui n'ont jamais touché à la programmation. Reste une inconnue de taille, commune à tous ces outils : la qualité et la modération de ce que des millions de mineurs vont produire d'un simple message.