Meta continue de transformer ses lunettes connectées en assistant porté sur le nez. La marque a déployé cette semaine une mise à jour logicielle pour ses Ray-Ban Display, le modèle équipé d'un petit écran dans le verre. La fonction qui retient l'attention: poser une question à l'assistant Meta AI sans prononcer un mot, en écrivant du bout du doigt.

Écrire dans le vide pour poser une question

Le principe s'appuie sur le bracelet capteur fourni avec les lunettes. En tapotant deux fois le pouce puis en choisissant l'option Écrire, l'utilisateur passe en mode écriture. Il lui suffit alors de tracer des lettres du doigt sur n'importe quelle surface, une table, sa jambe, l'air. Le bracelet lit les signaux électriques des muscles de l'avant-bras et les convertit en texte, sans clavier ni voix.

L'intérêt est double: interroger son assistant dans un lieu où l'on ne peut pas parler à voix haute, et le faire de façon discrète, sans que l'entourage entende la demande.

Threads et une IA renforcée

La mise à jour ne se limite pas à l'écriture silencieuse. Meta ajoute une application Threads, qui permet de parcourir son fil, de regarder des médias, de réagir à des messages et d'en partager, le tout à la voix depuis les lunettes. L'assistant Meta AI passe par ailleurs à une nouvelle version, propulsée par le modèle maison Muse Spark, plus à l'aise pour comprendre et agir.

Une diffusion prudente

Meta avance par étapes. L'écriture par gestes est pour l'instant réservée aux membres du programme d'accès anticipé, et seulement aux États-Unis et au Canada. Le déploiement se fera ensuite progressivement, marché par marché.

Ce que ça change

Depuis des mois, le pari des lunettes connectées consiste à faire disparaître le téléphone du champ de vision. En permettant de commander l'assistant sans voix ni écran tactile, Meta pousse un cran plus loin l'idée d'une interaction invisible. Reste une limite bien réelle: cette expérience dépend d'un bracelet à porter en permanence et d'un accès encore restreint à deux pays.