OpenAI a étendu le 24 juillet la commande vocale de ChatGPT à ses applications de bureau, sur Mac comme sur Windows. La nouveauté n'est pas de parler à l'assistant, c'est ce qu'on peut lui demander de faire : la voix sert désormais à lancer et surveiller des agents qui travaillent en arrière-plan, sans lâcher le clavier.

La voix aux commandes de ChatGPT Work et Codex

Concrètement, un abonné peut parler pour démarrer une tâche, demander où elle en est, l'interrompre ou coordonner plusieurs agents à la fois. La fonction est branchée sur deux outils déjà présents dans l'application : ChatGPT Work, qui agit sur les fichiers et les logiciels de la machine quand l'utilisateur l'y autorise, et Codex, l'outil de programmation d'OpenAI.

La démonstration de l'entreprise donne le ton. À partir d'une seule consigne dictée, ChatGPT ouvre un fil de discussion, propose une modification de code (une pull request) et cherche l'origine d'un bug, pendant que l'utilisateur continue de parler. Sur Mac, une option permet même de partager à l'assistant une capture de la fenêtre active pour qu'il voie ce qui est à l'écran.

GPT-Live, le moteur derrière la conversation

Cette expérience repose sur GPT-Live, la famille de modèles vocaux qu'OpenAI a lancée plus tôt en juillet. Sa promesse : parler, écouter et coordonner le travail en même temps, avec une gestion plus fine des interruptions. C'est ce qui permet de couper la parole à l'assistant ou de relancer une consigne sans casser le fil de la conversation.

L'idée d'ensemble s'inscrit dans une bascule visible depuis des mois chez OpenAI : l'assistant ne se contente plus de répondre, il agit. La voix devient alors une télécommande, un moyen de déclencher des agents et de garder un œil sur eux pendant qu'ils avancent.

Pour qui, et sur quelles machines

La fonction est réservée aux comptes payants : Plus, Pro, Business, Edu et Enterprise. Les formules gratuites et l'offre Go en sont exclues. Elle se limite pour l'instant aux applications de bureau, déployées dans une mise à jour identifiée 26.715, et n'est disponible ni sur le web ni sur mobile, même si Codex reste accessible à distance depuis un iPhone.

Reste la question de l'usage réel. Piloter du code à la voix impressionne en démonstration, mais suppose de faire confiance à un assistant qui touche à vos fichiers et à vos applications. OpenAI encadre cela par des autorisations à accorder au cas par cas. Pour les développeurs et les équipes déjà installés dans ChatGPT Work et Codex, c'est surtout une nouvelle façon de travailler les mains libres qui se met en place.