Samsung a profité de son grand rendez-vous Galaxy Unpacked, organisé le 22 juillet 2026 à Londres, pour présenter ses toutes premières lunettes connectées. Baptisées Galaxy Glasses, elles embarquent l'assistant Gemini de Google et visent frontalement le marché naissant des lunettes à intelligence artificielle.

Des lunettes pensées comme un assistant

Contrairement à un casque de réalité virtuelle, les Galaxy Glasses ressemblent à une paire de lunettes classique. Samsung les a dessinées avec deux marques de lunetterie, Warby Parker pour un style du quotidien et Gentle Monster pour une ligne plus affirmée. Elles fonctionnent sous Android XR, le système que Google et Samsung développent pour ce type d'appareils, avec Gemini placé au cœur de l'expérience.

Concrètement, l'utilisateur parle à ses lunettes. Gemini répond aux questions, lance une traduction en temps réel d'une conversation, prend une photo sur commande vocale ou résume les notifications reçues. La caméra placée à l'avant permet aussi à l'assistant d'analyser l'environnement pour répondre à des demandes liées à ce que voit l'utilisateur.

Ce que contient la monture

Sous le plastique et le métal, Samsung a logé une puce Snapdragon AR1 de Qualcomm, un capteur photo de 12 mégapixels signé Sony, des haut-parleurs directionnels sur chaque branche et deux microphones. Le tout tient dans une monture d'environ 50 grammes, avec une batterie de 155 mAh pensée pour tenir la journée en usage ponctuel.

  • Version audio seule pour 2026, sans écran dans les verres.
  • Un modèle doté d'un affichage est évoqué pour 2027.
  • Compatibilité annoncée avec les téléphones Android comme avec l'iPhone.

Le prix n'a pas encore été fixé pour la France, mais les montants évoqués tournent autour de 379 à 499 dollars. La commercialisation est attendue à l'automne 2026.

La course aux lunettes connectées s'accélère

Samsung n'arrive pas seul sur ce terrain. Meta a popularisé le format avec ses lunettes Ray-Ban, et Google pousse Android XR comme socle commun pour plusieurs fabricants. En misant sur Gemini, Samsung place l'assistant de Google au centre de son pari, là où Meta s'appuie sur sa propre intelligence artificielle.

L'enjeu dépasse l'accessoire. Les lunettes connectées sont vues par ces entreprises comme le prochain point d'entrée vers l'IA, après le téléphone. Un appareil que l'on porte en permanence, qui voit et entend, change la façon d'interroger une IA au quotidien. C'est aussi ce qui nourrit les inquiétudes sur la vie privée, une caméra au visage restant un objet sensible.

Pour le grand public, ces premières Galaxy Glasses restent un produit de niche, sans écran et à un tarif élevé. Mais elles marquent l'entrée d'un poids lourd de l'électronique dans un marché que Meta occupait presque seul. La vraie bataille se jouera sur la version à écran attendue en 2027, et sur la capacité de Gemini à rendre ces lunettes réellement utiles au fil de la journée.