Meta sort du bois avec sa propre marque de lunettes connectées. Baptisées Meta Glasses, elles sont disponibles en France depuis le 23 juin 2026, à partir de 309 euros. C'est la première fois que l'entreprise commercialise ce type de produit sous son seul nom, sans s'appuyer sur la marque Ray-Ban qui avait accompagné ses précédents modèles. Le partenariat industriel avec EssilorLuxottica, géant mondial de l'optique, reste lui en place.
Trois modèles, une IA maison
La gamme se décline en trois designs : la Meta Adventurer, de forme rectangulaire, la Meta Fury, plus affirmée avec une légère transparence, et la Meta Glasses by Kylie, un cadre ovale fin issu d'une collaboration avec Kylie Jenner et facturée jusqu'à 419 euros. Au total, Meta annonce 26 combinaisons de montures et de verres.
Le coeur du produit, c'est l'assistant. Meta AI est ici alimenté par Muse Spark, présenté comme le premier modèle issu des Meta Superintelligence Labs, la nouvelle structure de recherche du groupe. Concrètement, les lunettes promettent une meilleure compréhension de ce que voit l'utilisateur et des réponses plus précises sur des sujets variés.
Des fonctions qui arrivent par étapes
Toutes les promesses ne sont pas disponibles dès le lancement. Meta annonce des fonctions à venir, dont :
- la navigation à pied, guidée directement dans les lunettes ;
- des photos dynamiques prises en rafale ;
- la traduction dans 14 langues.
Cette approche progressive est devenue la norme pour ce type d'appareil : on vend d'abord le matériel, puis on enrichit l'expérience par des mises à jour logicielles.
Pourquoi c'est important
En posant sa marque sur le produit, Meta affiche une ambition claire : faire des lunettes un nouveau point d'entrée vers l'IA, au même titre que le smartphone. L'enjeu est stratégique, car Samsung et Apple sont attendus sur ce terrain. Celui qui imposera ses lunettes comme objet du quotidien prendra une longueur d'avance pour distribuer son assistant auprès du grand public.
Pour le lecteur, la question reste l'usage réel. Une paire à 309 euros qui traduit une conversation ou guide dans la rue peut devenir très pratique. Reste à voir si l'autonomie, la vie privée et la qualité des réponses suivent une fois l'objet au poignet, ou plutôt sur le nez.
