La Coupe du monde de football 2026, lancée le 11 juin aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est la compétition la plus truffée de technologie de l'histoire du sport. Ballon connecté, hors-jeu semi-automatisé, caméras embarquées sur les arbitres, avatars 3D des joueurs. À chaque match, l'intelligence artificielle s'intercale entre le terrain et les écrans.
Un tournoi hors norme
Le Mondial 2026 se déroule du 11 juin au 19 juillet, avec 104 matchs répartis dans 16 stades aux États-Unis, au Canada et au Mexique. C'est le plus grand tournoi de l'histoire de la compétition, et le premier à déployer autant de systèmes automatisés en même temps. Quatre d'entre eux sont visibles à chaque rencontre.
Quatre systèmes au service du jeu
- Le ballon connecté Trionda embarque un capteur de mouvement qui mesure 500 fois par seconde son accélération et ses déplacements dans les trois dimensions. Il doit être rechargé avant chaque match.
- Le hors-jeu semi-automatisé s'appuie sur environ douze caméras à haute vitesse par stade, qui suivent 29 points du corps de chaque joueur 50 fois par seconde. Le système signale un joueur au delà de 10 centimètres de hors-jeu et rend son verdict en quelques secondes.
- Les caméras embarquées sur les arbitres, présentes sur les 104 matchs, offrent un point de vue inédit, stabilisé en temps réel par l'IA pour la diffusion.
- Les avatars 3D reconstruisent les joueurs à l'écran pour expliquer les décisions, à partir de scans corporels.
Les géants de la tech en coulisses
L'intelligence artificielle ne se limite pas au terrain. Google place son IA Gemini au coeur de l'expérience des supporters, avec scores en direct et visuels générés. Lenovo fait tourner des jumeaux numériques des 16 stades et fournit aux 48 équipes un outil baptisé Football AI Pro, entraîné sur plus de 2000 statistiques propres au football. Chaque sélection peut ainsi décortiquer ses adversaires comme jamais auparavant.
Pour le téléspectateur, ces systèmes promettent moins d'erreurs d'arbitrage et des ralentis plus clairs. Pour le sport, l'enjeu est plus large. Le Mondial sert de vitrine mondiale à des technologies qui descendront ensuite vers les championnats nationaux, puis vers le football amateur. Reste une question que la compétition va trancher en direct, sous les yeux de milliards de spectateurs. Jusqu'où la machine doit elle s'inviter dans un jeu dont l'erreur humaine a longtemps fait partie du charme.
